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« Terres Atlantiques » de Bruno LASNIER

 

De nombreux pays européens possèdent une frontière avec l’Atlantique. Tous singuliers, ces territoires ont intéressé le photographe Bruno LASNIER qui en a tiré un travail original qui pointe la diversité d’espaces maritimes entrevus de l’Ecosse (Highlands) à l’Irlande (Connemara, Kerry), en passant par la France (Bretagne et côtes Atlantique d’Aquitaine), l’Espagne ( Pays Basque, Asturies et Galice) et le Portugal… (Ile de Madère et Ile de Sao Miguel / Açores) “Terres atlantiques” est un projet qui a reçu le soutien du Ministère de la Culture ( DRAC Aquitaine), du Conseil régional d’Aquitaine. Il a fait l’objet d’une publication réalisée par les éditions LE BORD DE l’EAU, préfacée par Yves PARLIER et accompagnée d’une texte de Didier ARNAUDET.

Exposition organisée et présentée par POLLEN à CUZORN ( Lot-et-Garonne) du 5 février au 13 mars 2010 avec le soutien de la Communauté des Communes du Fumélois-Lémance (CCFL) et de la Ville de CUZORN

La démarche a constitué à découvrir les lieux, les apprivoiser, les regarder … puis les « enregistrer » dans le but de montrer et mettre en évidence la cohérence et les similitudes entre tous ces paysages du patrimoine maritime de l’Atlantique.
Il n’était pas question de se limiter à un enregistrement brut et à une constitution d’archives, mais d’aller au-delà : faire vivre le paysage, fabriquer et proposer un point de vue , alimenter la mémoire collective, produire du sens…
(…) « L’élément humain » a été intégré au paysage quand cela était possible, voir nécessaire (…)
Le paysage est une relation qui s’établit entre un lieu et un instant , entre l’espace et l’observateur qui le parcourt du regard. L’angle de vue que choisit le photographe est un témoignage (…) Le paysage est une représentation esthétique du monde qui nous entoure.
Le concept de paysage trouve sa généalogie dans l’art. C’est par la création artistique que se constitue la conscience du paysage qui conduit au début du XXe siècle à l’acception du terme de paysage tel que nous le connaissons. Le philosophe Alain Roger (1978) a bien montré que jusqu’au XVIIIe siècle, au moins en Occident, l’espace est un « pays » avant d’être un « paysage », et qu’il faut pour passer de l’un à l’autre par l’intervention de l’art.
Sans l’éveil d’un sentiment esthétique chez le sujet, le réel n’est pas mis en paysage.
Le paysage cumule et archive une bonne part des œuvres du passé. Les formes plus récentes composent avec les formes anciennes. Si le paysage porte les traces de l’histoire, il entretient également des rapports avec des états relevant de temporalités plus courtes, souvent cycliques : celle des saisons ou des heures du jour. »

Bruno LASNIER

Edition réalisée dans le cadre de la résidence à Pollen – Epuisée –
Plaquette 4 pages – 21 x 29,5 cm
3 photographies