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LA VIDEO DE LA SEMAINE …

Nous vous invitons à découvrir ou re-découvrir ici une vidéo d’artiste réalisée dans le cadre de nos résidences. Cette semaine :

« UN INSTANT » de Nino LAISNÉ

avec Françoise Gambey


NINO LAISNÉ

Nino Laisné développe depuis plusieurs années un univers singulier dans lequel l’image a une place privilégiée. Que ce soit dans ses photographies ou dans ses réalisations filmées, l’artiste ne se cantonne pas à un langage. Ses œuvres, construites avec minutie, sont l’endroit où la latence et le temps de la contemplation prennent tout leur sens. […] Au-delà des acteurs qu’il dirige avec précision et des décors justes c’est bien le moment de grâce d’un instant suspendu, cet interstice marqué d’incertitudes qui intéresse l’artiste. Il pose déjà ici les marqueurs du travail à venir. Empreintes d’étrangeté ses œuvres prennent corps et se déploient en dialogue avec d’autres medium comme le cinéma et la musique mais aussi à travers des éléments historiques et sociologiques, l’art, les traditions populaires, la mode, le cabaret et l’opéra. Ce sont ces va-et-vient, plus ou moins visibles, mais également l’importance de la culture hispanophone qui font des recherches artistiques de Nino Laisné un ensemble riche et délicieusement inclassable.

Émilie Flory (extrait)

UN INSTANT

édition dvd du film Un instant, 16 min
accompagné d’un livret de 16 pages
incluant un essai de Mark Rappaport.

crédits

DVD édité à 1100 exemplaires par Pollen résidence d’artistes,
en collaboration avec le CRARC Aquitaine et Chambre 415, en 2013. 

Cette édition a été réalisée dans le prolongement du séjour de Nino Laisné en atelier résidence à Monflanquin pendant l’été 2011 dans le cadre du programme « Ecritures de Lumière » initié par le Ministère de la Culture et de la Communication et coordonné en Région Aquitaine par le FRAC Aquitaine.

Une femme d’un certain âge vit seule dans son appartement. La monotonie de ces dernières années semblent l’avoir refermée sur elle-même, peu à peu étrangère aux choses qui l’entourent. Ses gestes sont moins précis, tout prend plus de temps… Elle est absente de sa propre vie, jusqu’à cet instant où son regard se pose de nouveau sur son image.
Une transformation, teintée de doute, où la caméra se fond dans un rythme lent, éveillant un infime bouleversement.