« Icarus » de Julie MEYER

Le projet Icarus observe deux agglomérations accolées mais séparées par une frontière. Ces villes sont West Wendover et Wendover aux Etats-Unis, respectivement construites à la limite des états du Nevada et de l’Utah. Leurs habitants circulent, travaillent et vivent quotidiennement entre l’Est et l’Ouest de la ligne de démarcation. Malgré des lois et des identités propres, les citadins évoluent ensembles, travaillant dans les casinos et communiant le dimanche dans le temple Mormon. Plus que la singularité de deux villes jumelles, ce sont les contradictions de l’Amérique qui sont mises en lumière. Le projet Icarus rassemble un large corpus de recherches (vidéos, photos et dessins). Une série de représentations cartographiques et de photographies est montrée comme des objets d’étude.

Julie MEYER a consacré les quatre semaines de résidence LIRE LA VILLE à Pollen à confronter les formes urbaines de deux territoires distincts : Wendover aux Etats-Unis et Monflanquin. L’étude des deux villes a donné lieu à une proposition d’exposition où la singularité d’une agglomération américaine est mise en regard avec celle d’une bastide du Lot-et-Garonne. Ces deux projets distincts sont convoqués en miroir, tissant des liens improbables entre des frontières géographiques spécifiques. Le Belvédère Aveugle, vidéo sonore, HD, 14 minutes Le Tour de ville de Monflanquin est filmé à des heures où le brouillard occulte son panorama. Les arêtes des maisons encadrent un paysage invisible, dévoilé uniquement par la voix off des habitants. Le fil du récit révèle une succession de tableaux intérieurs, jouant sur l’opposition entre montré et caché. Par projections poétiques et sauts géographiques, le panorama est évoqué sous le prisme du familier et de l’intime. Le Belvédère Aveugle, vidéo sonore, HD, 14 minutes Le Tour de ville de Monflanquin est filmé à des heures où le brouillard occulte son panorama. Les arêtes des maisons encadrent un paysage invisible, dévoilé uniquement par la voix off des habitants. Le fil du récit révèle une succession de tableaux intérieurs, jouant sur l’opposition entre montré et caché. Par projections poétiques et sauts géographiques, le panorama est évoqué sous le prisme du familier et de l’intime.

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